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Vœux pour 2019

Photo MESRSIMessage du Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation à la communauté scientifique

 Ouagadougou, le 31 décembre 2018

Actrices et acteurs de la communauté scientifique,

L’entrée dans la nouvelle année m’offre l’agréable occasion de faire avec vous le bilan de l’année écoulée, de faire un aperçu sur les défis futurs et de vous formuler mes vœux les meilleurs pour l’année 2019.

L’année 2018 qui s’achève a été marquée, au plan pédagogique, par l’expérimentation des dépôts de dossiers et des orientations en ligne, grâce à l’application informatique « Campus Faso ». Au total, 38 000 nouveaux bacheliers ont pu être ainsi orientés. Cette innovation a permis l’orientation et le paiement des frais de scolarité à distance, mettant du même coup fin aux longues files d’attente dans les universités en période d’inscription.

Le rattrapage des retards dans les universités s’est poursuivi en 2018. Dans le souci de décongestionner les universités des grandes villes que sont Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Koudougou, le Gouvernement a procédé, après l’autonomisation des universités de Dédougou, Ouahigouya et Fada N’Gourma et la création des centres universitaires polytechniques (CUP) de Kaya, Gaoua, Dori, et Tenkodogo, à la création des CUP de Banfora, Manga et Ziniaré. Toujours dans le même esprit, on a procédé à la création de l’Université virtuelle du Burkina Faso dont les travaux de construction du siège et des espaces numériques ouverts ont commencé. Cette nouvelle université, spécialisée dans les formations en ligne, permettra d’atténuer, à moyen terme, les difficultés relatives aux infrastructures d’accueil et aux équipements.

Dans le même temps, dans le but d'accroître la proportion d'étudiants inscrits dans des filières professionnelles scientifiques adaptées au processus de transformation structurelle de notre économie, nous avons mis en place l’Ecole polytechnique de Ouagadougou qui reçoit les meilleurs bacheliers des séries scientifiques pour les préparer aux concours d’entrée dans les grandes écoles d’ingénieurs en Afrique de l’Ouest, au Maghreb et en Europe.

Les défis en matière d’enseignement supérieur sont énormes. Aussi bénéficions-nous de l’accompagnement de nos partenaires techniques et financiers. A ce titre, je voudrais rappeler le don de 35 milliards de francs CFA accordé au ministère par la Banque mondiale pour booster l’enseignement supérieur dans tous ses compartiments afin d’en accroître les performances.

Sur ce registre, je voudrais saluer particulièrement le mérite de deux acteurs de la communauté scientifique, qui ont brillamment défendu les couleurs de notre pays sur le plan international. Ce sont la doctorante Géneviève ZABRE qui a remporté le premier prix du concours francophone de vulgarisation scientifique «Ma thèse en 180 secondes» regroupant 18 pays à Lausanne, en Suisse, courant septembre 2018, et le Pr Fréderic OUATTARA de l’Université Norbert ZONGO qui, en remportant le 4 septembre 2018 le «Prix Afrique pour l’excellence de la recherche en Sciences physiques spatiales», décerné par l’Union américaine de la géophysique (AGU), s’est positionné comme étant le meilleur physicien spatial de l’Afrique en 2018. Je dois aussi reconnaître les mérites de nos institutions d’enseignement supérieur. L’Université Ouaga I Pr Joseph KI-ZERBO a été classée première de l’espace CAMES en 2018.

Ces résultats élogieux, parmi bien d’autres, viennent témoigner de la performance de notre système d’enseignement supérieur et de recherche, en dépit de la modicité des ressources, du reste, en accroissement depuis quelques années. C’est pourquoi, nous saluons la mesure prise par le Gouvernement d’autoriser le recrutement annuel de 100 assistants et de 47 chercheurs sur une période de 5 ans. La phase de recrutement de 2018, deuxième du genre, est en train d’être bouclée en ce moment.

Sur le volet social, on peut noter et saluer la création de trois directions régionales du Fonds national pour l’Education et la Recherche (FONER). Cette mesure vise à rapprocher les structures d’accompagnement de l’administration des bénéficiaires que sont les étudiants. Parallèlement à ces efforts, nous poursuivons la construction et l’équipement de logements étudiants et de restaurants universitaires dans les villes de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Koudougou.

En matière de santé, les actions se sont renforcées cette année avec l’organisation d’une campagne d’information et de sensibilisation contre les hépatites B et C et le VIH sida dans les cités universitaires.

En matière de transport étudiant, l’acquisition d’un lot supplémentaire de 145 bus, en sus de la première vague de 135 bus, au profit des universités et grandes écoles de formation professionnelle s’est concrétisée, portant à 280 le nombre de bus mis à disposition des institutions d’enseignement supérieur et de recherche, mais aussi, au service de mobilité urbaine à travers une convention avec la Société de Transport en Commun (SOTRACO).

Du côté de la recherche scientifique, l’année 2018 a été fructueuse. Le Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNRST), a enregistré un taux de succès de 98% au CAMES en 2018. Des actions d’envergure en direction des partenaires et du public en général, bénéficiaires des résultats de la recherche, ont été menées. Il s’agit du Forum national de la Recherche Scientifique et des Innovations Technologiques (FRSIT) biennale qui s’est tenue, du 20 au 25 octobre 2018 dans l’enceinte de la Maison du peuple de Ouagadougou, des 3èmes journées portes ouvertes du CNRST, tenues du 7 au 8 décembre 2018, et la grande innovation dans le domaine, la première édition du prix d’excellence de la recherche scientifique et de l’innovation qui a permis de récompenser, le 14 décembre 2018 à Ouagadougou, sous le haut patronage de SEM le Premier Ministre, Paul Kaba THIEBA, des chercheurs dont les travaux contribuent de manière significative au progrès de la science ainsi qu’au développement économique, social et culturel du Burkina Faso.

Comme on peut le constater, le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche sont véritablement en marche. Ces résultats appréciables sont à l’actif de tout le personnel du ministère, au niveau central et déconcentré, qui s’est pleinement investi à la tâche, des partenaires sociaux dont le sens de la responsabilité et l’esprit patriotique ont permis de maintenir un climat de dialogue et de compréhension, des partenaires techniques et financiers qui ont accepté de nous faire confiance en nous accompagnant. Nous devons également ce bilan positif à l’action des parents d’étudiants et de toutes les personnes de bonne volonté qui ont, de par leurs conseils, suggestions et intermédiations, soutenu notre secteur au cours de l’année qui s’achève. Puissent-ils trouver ici l’expression de ma profonde reconnaissance ! Et je voudrais, pour l’année 2019 qui s’annonce, pouvoir continuer à bénéficier de cet important accompagnement pour relever les défis à venir.

Les principaux défis dans le domaine de l’enseignement supérieur porteront sur la réalisation d’infrastructures au profit des nouveaux centres universitaires. Simultanément, les efforts d’amélioration des conditions de vie et d’études se poursuivent dans les anciennes universités. Le premier trimestre de l’année 2019 verra l’inauguration de la seconde phase de la cité universitaire de Bobo-Dioulasso. Je souhaite que ces infrastructures qui accroissent la capacité d’accueil de cette cité de 1512 lits, soient rationnellement utilisées, de sorte à bénéficier à plusieurs générations d’étudiants. Le secteur de la recherche, dans son élan de rapprochement au public, a entrepris des activités cinématographiques et des évènementiels tendant à valoriser les résultats de la recherche. J’encourage le secteur à poursuivre sur cette lancée et à susciter au sein de la jeune génération un engouement vers le métier de chercheur.

A l’orée de l’année de 2019, je formule mes vœux de santé, de succès et de prospérité à tous les acteurs de la communauté scientifique. Puissions-nous, en 2019, engranger davantage de résultats qu’en 2018 ! Pleins succès à nos activités !

Bonne et heureuse année à toutes et à tous !

  Pr Alkassoum MAIGA

   Officier de l’Ordre national

Direction de la Communication et de la Presse, du Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l'Innovation