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Violences à l'égard des femmes et des filles : Le MESRSI et l'UNESCO haussent le ton

Le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l'Innovation, Pr Filiga Michel SAWADOGO, a procédé ce jeudi 22 septembre 2016, à la clôture des travaux sur la loi portant prévention, répression et réparation des violences à l'égard des femmes et des filles, de la prise en charge des victimes et de la feuille de route pour le retrait et la réinsertion des personnes exclues par allégation de sorcellerie. Cette rencontre qui s'est tenue du 21 au 22 septembre à Ouagadougou, visait à scruter le contenu de cette loi afin de dégager des actions réalisables sur le terrain pour l'éradication des violences faites aux femmes et aux filles sous toutes ses formes.

 50 hommes et femmes, représentants d'institutions et structures luttant pour le bien être de la femme se sont réunis à Ouagadougou du 21 au 22 septembre 2016 sous le regard des experts de l'UNESCO en vue de créer un cadre de réflexion et de partage pour une offensive contre les violences faites aux femmes et aux filles.

« Notre travail a consisté à vulgariser les textes adoptés pour la protection des droits de la femme et de la fille et interpeller les personnes engagées au niveau du Burkina Faso dans leur qualité institutionnelle et citoyenne à doubler d'efforts et poser des actions fortes pour la répression et réparation des violences à l'égard des femmes et des filles, à la prise en charge des victimes et de la feuille de route pour le retrait et la réinsertion des personnes exclues par allégation de sorcellerie .La feuille de route et la loi ont été présentées et nous avons échangé autour du thème de l'inclusion des femmes et la capacité de nos pays à faire participer au maximum l'ensemble de nos populations dans cette lutte commune afin atteindre les objectifs de développement durable. C'est un pas d'avoir des textes qui protègent les femmes, les faire appliquer est meilleur et les faire connaitre est excellente », a expliqué, le chef de programme SHS-BREDA, Marémar THIAM.
Pour Metsi MAHATA, coordonatrice du système des Nations Unies, l'adoption de la loi et l'élaboration de la feuille de route vont permettre de restaurer la dignité des femmes victimes de cette forme de discrimination.
L'inclusion sociale et l'éradication des violences faites aux femmes et aux filles sont inscrites au cœur du mandat et du travail du système des Nations Unies a-t-elle rappelé. Ainsi, elle a réaffirmé son soutien et son engagement à poursuivre cette lutte.
« Il est important pour nous d'accompagner sans relâche les Etats membres dans leurs efforts de construction de sociétés plus inclusives, justes et équitables » a-t-elle affirmé.
Le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l'Innovation, Pr Filiga Michel SAWAGOGO, a quant à lui, exprimé un intérêt particulier pour ce sujet qu'il juge d'actualité dans nos sociétés.
« Le Burkina Faso n'échappe pas à la règle, en outre les mutilations génitales féminines, les femmes et les filles subissent les violences domestiques, familiales et communautaires. », a-t-il laissé entendre.
Il a par ailleurs invité l'ensemble des participants à être les porte-voix du Gouvernement dans leur diffusion et dans la mobilisation des populations contre toutes les formes de violences et d'exclusion par allégation de sorcellerie y compris, à l'égard des femmes.
Un comité de veille composé de cinq membres a été mis en place pour pérenniser les acquis engrangés au cours de cet atelier et présenter la conclusion des travaux aux autorités compétentes de notre pays.

DCPM/MESRSI